Serial killer va te faire ta teuf. Il tue pas pour le flouze, Serial killer, il kill le blues / 17°C sous les cuves d'acier.

Serial killer va te faire ta teuf. Il tue pas pour le flouze, Serial killer, il kill le blues / 17°C sous les cuves d'acier.
Cassé, je crois que je me suis brûlé au 2ème degré au niveau de l'encéphale, j'aurai préféré le 3ème, on flaire moins la douleur. J'ai des migraines en matant le périph' sur le rebord de ma fenêtre, sous la lumière givrée de la lune cancéreuse (aux dernières analyses). Un nouveau mois s'entame, il doit m'en rester environ 720 et je m'occupe du testament. En attendant, je comble le vide délimité par l'accouchement et le décès. Dépeuplement surpeuplé qui me démange et me gratte la couenne, faire semblant de ne pas faire semblant, cosmétique complexe. Je suis prisonnier d'un rôle à mi-temps que j'ai décroché en matant le tube cathodique dans les années 90'. L'appel était gratuit. J'ai un gros problème (car sans solution) avec le reste de la ronde, génération en pleine attente d'un truc façonnant ses rêves mâchés, technologie / internet / télé-réalité (terme que je ne contesterai pas vu l'époque) / radio-libre (terme que je contesterai un autre jour) / blogs thérapeutiques à 2balles etc... on s'est jamais fait aussi chié. On est sûrement les placentas erronés de l'amour, les perruques de la fascination, les "bang bang" creux des clips, les artificiers au briquet à l'essence more expensive. Blasé d'accuser la vie, d'intenter des procès sans juriste qui réponde à des fantasmes boutonneux. Mièvre conclusion, c'est comme vouloir faire des dunks à un nouveau-né ou porter un slim avec des sneakers, personne trouvera ça légitime. Enfin je veux dire... je. Sans transitions, parce que 2ans après ça me fait toujours autant chier, 3h10 pour Yuma est très bon, allez le voir pour une fois que je vous conseille des images. Et cette gazelle à gauche qui me percute.

Au revoir.

# Posté le samedi 05 avril 2008 07:09

Nihilisme / Si les étoiles sont représentées par six branches c'est pour mieux s'y agripper... mais je n'ai aucune chute à cette phrase.

Nihilisme / Si les étoiles sont représentées par six branches c'est pour mieux s'y agripper... mais je n'ai aucune chute à cette phrase.
Je change de méridien
et me prend le vent en pleine face, les tas de boues sont
tabous
dans nos dialogues, nous préférons
naviguer au gré des rêves infroissables, car Calor est notre sponsor
quand les tiroirs caisses sont
aussi vides que nos illusions.
L'ancre a salit le sable irisé
sous une mer désinfectée par ses larmes puant l'acide. Elle a tant à dire qu'elle préfère se taire,
parle avec ses yeux ornés de
jantes alu modèle benz.
Elle est belle au reflet de l'eau épaisse,
j'aurai marché sur l'eau avec toi si tu ne m'avais pas comparé à Dieu.
Je déteste
finir
deuxième.

# Posté le vendredi 21 mars 2008 12:46

__________________________ Je reviens au noir et blanc.

__________________________ Je reviens au noir et blanc.
Et au fond qu'est-ce qui a changé? Mêmes regrets, non dits et complexes, mes mécaniques autour du mal-être, ce blog depuis maintenant 2ans. Oreillers griffés, rideaux tirés, et débroussailleuse sous le matelas pour éradiquer mes ronces. Lyrics proses que je relis sous mes draps les nuits d'insomnies croissantes, pas mal de larmes et comme tout fleuve elles ont leur pollution, leurs requins frénétiques et leurs algues assimilables aux ondulations d'espoir. Je crois de moins en moins à l'humain et tout ce qui se trame derrière notre race a intoxiqué ma vie. Je ne sais même plus pourquoi j'écris, je ravitaille un stéréotype beaucoup trop vu sur cette toile pendant que les 14millions de blogs restants se croient originaux. J'en prends un coup dans les hémisphères et mon équateur s'est fait la malle. Ca couine sec dans mon palet et dans mes yeux j'ai déposé de la feutrine pour pacifier mes traumatismes. Mais merde ! Mes métaphores ne valent plus un clou ! J'ai beaucoup de choses à dire à l'horizon, à force de m'esquiver tu grilles les shunts dans mon cerveau. T'es mon seul rêve, ma seule raison d'avoir du 8méga sur un bureau ikéa. Mes jugements trop cliniques, face aux urgences civilisatrices et aux transfusions d'idées gratuites. Leurs vernis noir sur âmes peroxydées écoutant remix thriller sur ondes corrompues, rien ne fond dans la foule, faut qu'ils arrêtent, je n'ai plus de place. Tout se cristallise dans mes tripes et ironise le profond deuil que je prends soin de digérer à chaque changement de calendrier. Je regarde le monde et sa vie avec sûrement mon plus beau regard amer mais ils ne semblent pas capter ce qui leur vaut ce privilège. Palet rêche, c'est la dèche. Autant dire, ce soir je parle cash.

Au revoir.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 16:38

Mes cendres sur tes clopes, donne moi ta salive s'il te plait / R.A.S

Mes cendres sur tes clopes, donne moi ta salive s'il te plait / R.A.S
Je suis d'un autre pays que le votre, d'un autre quartier, d'une autre solitude. Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous, j'attends des mutants. Biologiquement je m'arrange avec l'idée que je me fais de la biologie: je pisse, j'éjacule, je pleure. Il est de toute première instance que nous faconnions nos idées comme s'il s'agissait d'objets manufacturés. Je suis pret à vous procurer les moules. Mais, la solitude.Les moules sont d'une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin. Si vous n'avez pas dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour. Et la solitude. Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d'arret ou de voie libre. Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez etre votre conscience et qui n'est qu'une dépendance de l'ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant la solitude.Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l'appellerons "bonheur", les mots que vous employez n'étant plus "les mots" mais une sorte de conduit à travers lequels, les analphabètes se font bonne conscience. Mais la solitude.Le Code civil nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l'incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaides démocraties. Je voudrais m'insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité. La lucidité se tient dans mon froc...


Léo Ferré - La Solitude 1969.

# Posté le vendredi 15 février 2008 13:50

Modifié le lundi 18 février 2008 05:37