Séquelles internes ///

Séquelles internes ///

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 18:02

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 17:08

Du mal à se confier.

Du mal à se confier.
Je fais peu d'extra et je suis ordinaire. Je ne sais toujours pas ce que je fais ici mais y'a-t-il un intérêt à le savoir. Quand j'étais plus jeune, j'aimais rester seul et étant donné l'état de mes tripes aujourd'hui j'en conclus que mes relents d'antan sont toujours là. Ne vous inquiétez pas, je ne prononcerai pas le terme "insouciance" (quoi que si) car même étant petit, j'en avais, des soucis. Celui qui te dit que quand t'es gosse, t'as des oeillères fleuries sur ta cornée, c'est qu'un con. J'étais la bougie dans le courant d'air, motivé à temps partiel, tombant avec le coucher de soleil. J'étais déçu de la vie mais je l'ai sans doute déjà dit, alors au final, seules les allégories changent. La vie est aussi basique que mes pulls Zara et aussi éthérée qu'un saut en parachute. Je commence à me découvrir, sûrement l'âge, la maturité qui est sans doute apparu après les heures passées aux chiottes à lire les Que Choisir de ma mère. Déjà que la vie nous escroque, si l'on peut éviter de se faire arnaquer sur quelques achats ça draine la rage. C'est pour cela que ma mère achetait Que Choisir. Mes découvertes sur le "moi" ne signifie pas que j'ai les réponses à mes questions de merde. Toutes les intuitions qui germent en moi s'avèrent intéressantes, elles m'occupent, m'intriguent, me consolent et me désolent. A force, on finit par connaître ses manies, ses réactions, ses envies, ses goûts, ses peines et ses hontes. La maquette devient bâtiment, il ne reste plus qu'à la remplir d'adjonctions, d'amour, de chérubins versatiles, d'émotions et de meubles Ikéa. Je ne suis ni plus ni moins qu'une activité foulienne, en compagnie d'idées périmées face à la concurrence. Je feuillette ma vie, quelques pages préfèrent rester coller entres elles pour des raisons de vanité. Quel privilège de vivre.

# Posté le samedi 25 août 2007 18:09

Modifié le mardi 05 février 2008 13:44

"Vieillir est la seule façon qu'on ait trouvé de vivre longtemps" / Trainspotting et la vitre se brosse d'un rideau de pluie cendreuse / Nous sommes le 15.07.07, nul ne conçoit.

"Vieillir est la seule façon qu'on ait trouvé de vivre longtemps" / Trainspotting et la vitre se brosse d'un rideau de pluie cendreuse / Nous sommes le 15.07.07, nul ne conçoit.
Je me dépêche de vivre en mastiquant mes Freedent. A croire qu'il n'y a que mes dents susceptibles d'être libres. En contemplant le feu d'artifice, la pensée du mois (car il est préférable de ne pas me brusquer) m'est apparu : Tout s'entretient. Les rêves, le corps, la pelouse, les fréquentations et l'amour. Nous sommes prit dans un engrenage qui se veut perpétuel. Un homme sur mille aura les couilles d'expatrier cette fatalité (les statistiques sont à vérifier). L'entretien échappe à la perdition, à la moisissure, à la mort c'est pour cela que les 999 restants structurent, cogitent et bâtissent soigneusement leurs existences. Retarder pour mieux sauter car à défaut de réussir sa vie, réussissons au moins notre mort. Chaque matin nous faisons trois pas vers le cimetière, puis après une journée de colmatage et de gamberge nous reculons d'un pas. Logique mathématique : la mort est inéluctable, l'humain est impuissant. Tellement chétif que même les chansons manquent de mots, les regards de magie, la vie de tact et c'est très certainement pour cela que les "auteurs" de "blogs" préfèrent résumer leurs vies à travers des listes. "Amour - haine - sisi - slim - chicha - métro - pétage de câble". Cet article est très court, tout comme le sommeil qui arrive craintivement vers moi. Veuillez m'en excuser, allez donc occuper votre ennuie dans une des innombrables liste. A vous les chichas obscurcis par des mains voilées de vernis rouge.


"Douce nuit, sainte nuit ! Dans les cieux ! L'astre luit. Le mystère annoncé s'accomplit, cet enfant sur la paille endormi, c'est l'amour infini" Un type bourré - 1818.

# Posté le samedi 14 juillet 2007 19:03

Modifié le lundi 18 février 2008 05:39

"Je ne t'aime pas, je te vomis et j'en suis fier, toi la chienne à 6 pieds sous terre, t'as beau gémir, je ne t'aime pas / Les jolies choses faudra t'y faire, dans ta tombe, elles n'existent pas" / Vous aimez ? Bien entendu...

"Je ne t'aime pas, je te vomis et j'en suis fier, toi la chienne à 6 pieds sous terre, t'as beau gémir, je ne t'aime pas / Les jolies choses faudra t'y faire, dans ta tombe, elles n'existent pas" / Vous aimez ? Bien entendu...
J'écoute J.H à travers un vent d'été sûrement trop épais pour être apprécié par Catherine Laborde. Les dépressions viennent du ciel et mon cadavre les emmagasines à défaut de les chasser à grand coup de joies perfides. Ce n'est pas parce que je contemple le sol, que je ne vise pas les étoiles asphyxiées. (Hendrix baisait bien les étoiles en grattant sa basse). Vulnérable. Je suis toujours coincé entre l'envie de partir et celle de stagner dans le silence tapisserie. Le silence tapisserie se traduit pas un silence extérieure à travers l'absence de son et par un capharnaüm interne, irritations spirituelles auxquelles j'accorde un peu -trop- de réalité, je vous l'accorde. J'écris des messages que je n'envois pas. Peur, appréhension, trouille, virtuel/réalité, phobie. Parce qu'au bout des câbles téléphoniques, des réseaux Bouygues, orange, sfr, il y a un accusé de réception. Sentiments humains devenus commerciaux. Elle lira sans doute mes messages en pensant à autrui. La peur a tissé son masque, je pense que la nature l'a cousu à ma chair. Mon terrain est à déblayer, "tout le monde veut sauver le monde mais personne ne veut sortir les poubelles". Les plus volatiles de ma génération savent nager le crawl, la brasse, le papillon... le tout synchronisé dans un bassin standardisé. Je les suis forcément à tâtons, plus ou moins dos crawlé en attendant d'absorber le bord saillant. Tout ce qui est saillant n'est jamais très bon. Sans transitions, car cela m'emmerde, j'ai toujours eu une admiration pour les gens "en marge", du moins ceux qui le sont sans l'affirmer. Mais tout s'écroule quand tu réalises que la marge fait partie intégrante de la page. Malgré la fabuleuse pub des cahiers Oxford "le talent c'est d'avoir envie". Depuis tout petit, on nous apprend que la marge sert à noter les fautes et les appréciations. Mais on est tellement cons que l'on ne s'aperçoit pas de l'implicite. Le mec en marge là, il évalue les hommes, en les regardant de haut et en marchant en bas. Et toi, tu te fous de sa gueule.


Ce sera tout.

# Posté le vendredi 29 juin 2007 17:39

Modifié le mardi 05 février 2008 13:49

10.06.07.

10.06.07.

# Posté le dimanche 10 juin 2007 13:01

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 06:26