"Un hémisphère dans une chevelure" / Terre à terre pimenté de mélodrame / Plongée sous narines / IDENTIQUE (je n'ai jamais osé les majuscules : agression)

"Un hémisphère dans une chevelure" / Terre à terre pimenté de mélodrame / Plongée sous narines / IDENTIQUE (je n'ai jamais osé les majuscules : agression)
Tout bouge, rien ne change. J'écoute DjSayem (et me dis accessoirement que ce type déchire pas mal), sans doute dans les 24H qui suivent ma déclamation nasillarde, quelqu'un en Vendée, du coté de Nice ou bien je ne sais où, va créer un blog, en prenant comme nom "sayem". Parce qu'il déchire. Alors il voudra lui aussi déchirer. L'étrange sensation d'être propulsé dans un champs de paradis artificiel, si réel pour l'imaginaire. Désormais, mes deux seuls exutoires restent l'imagination et les souvenirs, comprenez que le silence aille de pair. Mes mots vulgarisent mes silences et mes regards dénoncent mes pensées, je n'arrive plus à mentir. Les gens désinvoltent sont rentrés chez eux, les chroniqueurs bas de gamme fourmillent. Je suis amoureux, j'aime la vie parfois, souvent, peu importe, je trouve plus d'intérêt à l'hiver qu'à l'été, je suis endiguée en quasi permanence, parfois, de temps à autre, rarement, je détone. J'aime regarder le ciel en m'imaginant posé sur un nuage, je rêve, je rêve trop, pas assez, sans doute, qui sait, j'aime la musique, comme tout le monde, elle maintient les rêves à la surface, je trouve, tu ne trouves pas, je ne sais pas, j'en ai rien à foutre. J'aime taper sur ce clavier noir, j'aime moins prendre un stylo. J'aime pleurer et laisser les larmes chaudes habiter mes joues poreuses, ça divertit ma tristesse. Je n'aime pas les mariages, baptêmes et cetera, j'aime les afters dans les chambres. Je n'aime pas particulièrement l'alcool mis à part le rhum et la bière blonde. J'aime beaucoup les champs, l'herbe haute, un peu moins les moustiques, un peu moins l'humidité. J'aime aimer, j'adore décoller mais aussi attérir. J'aime les albums qui nettoient les bacs où ils se trouvent, les actions qui désactivent les codes, je suis comme vous, avec un peu plus de vagues à l'âme. Toi, tu penses sûrement le contraire. Je perds mon temps, tu perds des kilos, je pèse mes mots, tu pèses ton QI. J'aime les personnalités farfelues et provocatrices, tout en les dénigrant, j'aime l'argent, les bouches, les anachronismes, le sexe et la nuit.

Je suis comme vous. Public Enemy / Notorious BIG / Polnareff / Me one / The roots.

Après vous avoir diverti... Au revoir.

# Posté le dimanche 10 juin 2007 10:56

Modifié le mardi 05 février 2008 13:51

"Pierre Desproges avait osé un dictionnaire superflu" / Extrême réceptivité agencé dans un semblant d'humour / Il pleut, le ciel pleu... excusez moi / -127°C.

"Pierre Desproges avait osé un dictionnaire superflu" / Extrême réceptivité agencé dans un semblant d’humour / Il pleut, le ciel pleu... excusez moi / -127°C.
Ce qui arrive est éreintant, lassant, chiant, ennuyeux mais je ne dis pas inutile, cela voudrait dire que je suis redondant, superflu. Superflu : Inutile, en trop, qui n'est pas nécessaire. Pardon. Ce qui arrive est éreintant, lassant, chiant, ennuyeux et Inutile.

La dernière fois, sans doute mercredi dernier à 01.00 a.m devant des trains au repos, un ami a commencé sa suite arithmétique sur la vie. Après trois "ta gueule", sa bouche s'est figée sur mes pompes... à trop se demander Pourquoi ceci, Pourquoi cela, on ne vit plus, déjà que de mes illusions il ne reste que des braises tièdes, si tu commences à faire des maths, il n'y aura plus de mystère, plus de rébus dans Télé 7 jours. Et cela m'importunerait copieusement. Autrefois, j'étais en phase de critique abondante, je me plaisais à examiner les gens pour crépiter sur leur égo en polystyrène. Cela m'occupait, me valorisait, me rendait vivant, important puisque à la cime d'une hiérarchie volatile. Les gens s'exposaient, je les photographiaient. Ils riaient, je brisais leurs vannes altérées. J'étais le putain de patron transparent d'une SARL de banlieue, tout était beau, ils aimaient la vie, tout était fade, je n'aimais pas l'existence donnée. À présent, la débauche est au garde à vous (mon dieu quelle expression : la débauche est au garde à vous. Quel oxymore, putain, parfois je m'aime.) Je disais donc, la corruption corporelle, intellectuelle est au rendez-vous. Les gens se créent des problèmes pour exister et pour surtout s'occuper, en parler, remplir les blancs de noir dans leurs conversations peu opulentes. Alors comment faire pour me démarquer si tout le monde se met à critiquer, à être en phase de pseudo-aigrisation ? (oui, à chercher) L'anti-mode (raisonnablement s'il vous plait, car au fond, j'y suis enfoncé bien profondément dans cet engouement collectif) me convenait parfaitement, je m'y sentais bien, enfin je crois. Je pense à devenir serviable, souriant, je pense à aimer la vie. Je pense donc je ne suis pas.

- Salut ! ça va ?
- Ouai et toi ?
- Ca va, à la prochaine !

Rien de plus simple.

# Posté le mardi 05 juin 2007 03:08

Modifié le lundi 18 février 2008 05:40

Mais est-ce la vie ou moi qui a décidé ça? / Assis sur un néon criant le nucléaire, un arôme de goudron noyé par une pluie émincée envahit mes narines : noce tragique.

Mais est-ce la vie ou moi qui a décidé ça? / Assis sur un néon criant le nucléaire, un arôme de goudron noyé par une pluie émincée envahit mes narines : noce tragique.
Trois calendriers déjà, pourtant rien n'a bougé puis de nouveau, les mêmes têtes pas réhabilitées, c'était sûr, cela n'a pas évolué sauf ce doux parfum d'illusion de liberté qui gonfle en moi, et là je crois que le monde m'ouvrira encore une fois ses bras mais irréconciliable avec la réalité face aux exigences de la liberté. 6 mois seulement et immanquablement, c'est reparti comme avant, je vais où va le vent, porté pas mes potes qui m'engrènent, me suffoquent, sale excuse dont j'use pour me sentir au-dedans plus propre. Mais nous savons bien qu'il n'en est rien quoiqu'il advienne j'ai taillé mon chemin et je ne sais plus si c'est la vie ou moi qui a décidé ça pourtant plein de fortes certitudes montent en moi. La défaite en est une et la haine en est une autre, à vie elles seront mes apôtres. Apôtres perturbant mes choix, mes repères, non, sur moi plus rien n'a d'effet, salutaire.


NTM - Est-ce la vie ou moi ? 1995

# Posté le mercredi 30 mai 2007 16:43

Modifié le mardi 05 février 2008 13:54

La vie n'est qu'une expérience / l'architecte est au chômage, Leroy Merlin se délocalise et moi je mendis un RMI / 14°C.

La vie n'est qu'une expérience / l'architecte est au chômage, Leroy Merlin se délocalise et moi je mendis un RMI / 14°C.
Je n'ai pas réellement compris ce qu'il a voulu dire par là, il jonglait avec ses pommettes. Il a sans doute voulu me transmettre son aisance à sourire quand rien n'a de saveurs. Quelque part je l'admire. Je sais c'est rare, mais sans déconner. Il est perspicace tout en étant prospère. Il a la classe des ruelles embellit par les réverbères mouchetés. La classe de l'hémoglobine grimée par Givenchy. En réalité la classe que tout le monde vénère aujourd'hui. Ils se croient libres, ils sont soumis. Ils se croient artistes, ce ne sont que des pal copies. Ejecté dans une arène saturée de semblant de bonheur je sors pour m'emmurer, la farine cavale dans les narines des pseudos libre penseur, la quête ne se fait plus à la messe mais dans la rue, recherche : identité. Je suis désenchanté de la génération 80-90, de leurs coutumes, critiquer en étant eux même la source du problème. "Ah ouai mais j'suis complètement d'accord avec toi, c'est la chute vertigineuse avec parachute doré !". Ouai ferme ta gueule. Mes insultes ne sont pas ici pour créer un genre, elles décampent de mon coeur. Et tu veux savoir un truc ? J'ai le béguin pour mes pensées. Sans arriver à m'aimer pour autant. Cerveau/Coeur – Stratégie/Budget, nous y voilà. A chaque fois que j'attends le bus, Gisele Bündchen me fixe sans arrêt, figée sur format 2-3m, mes yeux n'ont le temps que de cligner pour tomber sur un quêteur (différent de l'identité ici, oubliez la messe etc) me fixant à son tour, sans retouches PhotoShop. Ces rétines ne brillent pas. Gisèle, elle, transpire les étoiles. Les étoiles commerciales. Décalquage/Authentique - Noir/Blanc - Tout/Rien, au final Y. a raison.

Démarrage en cote pour un bonheur décidément trop cinématographique. Au revoir.

# Posté le dimanche 20 mai 2007 16:31

Modifié le lundi 18 février 2008 05:41

Tout reste à construire / Morgane de toi, tout comme Baudelaire et son crâne.

Tout reste à construire / Morgane de toi, tout comme Baudelaire et son crâne.
Réaliser qu'il y a beaucoup à faire, et que l'on a rien fait. 20 mai 2007, bienvenue dans la dernière ligne cabossée pour l'obtention d'un baccalauréat à l'arrière goût d'uniformité estropiée. J'étale le travail sans l'exécuter, peu importe, si Demain C'est Loin, alors 3 semaines... Je braque mon plafond, allongé j'aime voir et sentir l'ustensile téléphonique rebondir sur mon thorax aux attaques combatives de mes battements cardiaque qui tentent, désespérément de trouer mon bide sans désinfectant. Pour atteindre les nuages. Oui enfin, nuages garrottés puis bien évidemment assassinés suivant un protocole simple : réalisation suprême de l'environnement où l'on éclot puis évolue.

Des pressions sous anesthésie générale, le gonfleur est resté à la cave ou à des centaines de kilomètres, peu importe.

# Posté le dimanche 20 mai 2007 16:27

Modifié le mardi 05 février 2008 13:58