Black article / "A quoi tu penses quand tu fais le bilan de nos vies de pitres ?" / Rediffusion.

Black article / "A quoi tu penses quand tu fais le bilan de nos vies de pitres ?" / Rediffusion.
Tout le monde est dans son délire, ou plutôt devrais-je dire délire communautaire qui veut que l'on nomme son blog d'une certaine façon. Ainsi, "desastre-interieur" / "conte-de-faits" / ou autre "coq-si-elle" pullulent. "Même toi, somptueux ravage. Sérieux mec tu te prends pour qui ? Le Ze Pequenio de Skyblog à chier sur tout le monde ? Buscapé aimait la photographie. Ouai bon, t'aimes la photo. Tout va bien, tu peux t'identifier à lui." En 1968, les poings levés étaient beaucoup plus significatifs que ceux d'aujourd'hui. Smith et Carlos avaient tout de même la classe sur leur podiums tiraillés. Nowadays, les gens refont le monde avec une cigarette huppée au bout de leur doigts plus habitués au vernis qu'au cambouis. Problème de génération m'a t-il dit.

# Posté le samedi 12 mai 2007 07:08

Modifié le mardi 05 février 2008 13:59

Il n'y a plus rien à faire ou du moins pour l'instant.

Il n'y a plus rien à faire ou du moins pour l'instant.

# Posté le jeudi 03 mai 2007 17:05

Modifié le mardi 05 février 2008 14:00

Tout est une question d'emploi du temps / You gime me something / Seul au monde ouÉ /Les carrés dans les ronds et les triangles dans les bulles (pour les éclater).

Tout est une question d'emploi du temps / You gime me something / Seul au monde ouÉ /Les carrés dans les ronds et les triangles dans les bulles (pour les éclater).
Autrefois, les larmes giclaient dans la magma citadin pour tenter de dépoussiérer les alentours et de ce fait nettoyer mes plaies civiles. Aujourd'hui, depuis deux ans, elles coulent sans aucun timbre et je suis assommé de me voir si indécis. Le réveil sonne, je n'ai pas fermer les volets hier soir, admirer les étoiles asphyxiées derrière une couche d'ozone reste mon seul exutoire urbain. Je me lève, pisse, tourne en rond quand l'esprit n'est plus carré, déjeune parce qu'il le faut, m'habille, me déshabille, me pèse, me rhabille, me lustre des dents en émail plaqué, sang pleins les gencives, verre d'eau tiède, 3minutes ce n'est que dans le magazine de la santé. Au revoir/à ce soir, le "je vous aime" est resté sur le porte manteau. Je sors, direction le métro, poinçonne mon ticket forfaitaire, attends 62secondes, lis, regarde la masse, me sens comme l'intrus dans cette charade citoyenne. Je me demande alors combien de personnes sont en train de ressentir la même chose que moi à cet instant précis, puis je me demande combien de personnes sont en train de penser la même chose que moi à ce moment même tout en se posant cette même question, et cetera. Parfois, je me demande qui de ceux en train d'admirer mon style underground, ma mine grisée par le tunnel du métro et le mauvais éclairage de la rame, ne peuvent pas voir ma face parce que je les déprime. Sûrement, fréquemment. Peu importe. Je sors de la rame, marche, fume, regarde l'heure, 7:42 a.m shit, accélère le pas, 7:43 a.m, calcul mental rapide, un billet de retard c'est quoi dans une ... ? Je travaille, fais semblant, beaucoup semblant, souris, aspire à des jours verticaux, pisse, mâche, envie de goûter à ses lèvres, travaille, monte des escaliers bétonnés 3par3, serre des mains moites, tend la joue à quelques zoulettes oppressées par un fond de teint bon marché. Pisse, sors un marker noir de mon sac à dos et poursuis 27secondes la fresque des chiottes. Rend ma copie, au revoir/à demain/à bientôt/adieu/révise bien, sors, direction le métro, poinçonne mon ticket forfaitaire, attends 62secondes, lis, regarde la masse, me sens comme l'intrus dans cette charade citoyenne. Je me demande alors combien de personnes sont en train... Vous avez compris le système ? Sors de la rame, marche, entre dans un tabac, OCB slim/Le Monde/Freedent eucalyptus/désolé je n'ai pas de monnaie/merci/au revoir, fume, grignote, lis, lis, écris, écris de la merde et m'anesthésie avec Sizzla.


Demain est un nouveau jour, je rembobine.

# Posté le jeudi 26 avril 2007 14:55

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 06:27

En regardant l'horizon bleu/rose/violet/rose... / 37.2°C, 22:00 / Pute à frange.

En regardant l'horizon bleu/rose/violet/rose... / 37.2°C, 22:00 / Pute à frange.
La nuit est tellement... l'air est si... le climat est tant... j'ai épuisé mon stock d'exagération soudaine. J'aurai aimé vivre la nuit, ne voir le jour qu'à ma naissance et encore si je n'avais pas pu naître à 3 a.m. J'aurai réellement apprécié la Vie, dans ce cas là. Un illusion de plus dans le psaume samplé de mon existence. J'existe. J'ai beaucoup de mal avec ce verbe. On se parle sans dialoguer, c'est solide, liquide puis gazeux. Roche/Eau/Vapeur. Voici ce qui me qualifie. Je suis homologué chimiste en mode banlieusard. Le fil est tendu et le tube à essai émane trop de buée pour dissoudre les séquelles. Résistance rognée par la tristesse, c'est déficient, malade, anorexique, perdu. Les sourires sont contenus quand les convoitises sont flagrantes quant aux rires ils sont réservés au plus au franc. Les larmes si ça soulage, c'est qu'il y a eu carnage avant. Le paradis a pris des rides dans sa gueule et l'enfer se lisse pour que j'y glisse en bobsleigh. On est à contre sens sans perdre de points, Sarkozy n'a pas encore prévu de radars pour les amoureux de la Vème République.. Seuil de rentabilité zéro. Nous ne contribuerons pas à la cohésion sociale. Je cherchais son parfum, édition limitée sans succès, les souvenirs restent mon seul échantillon. Le coeur est ouvert et l'associé tourne le scalpel dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour le laisser à l'air libre, dans l'air des amours. Dans l'air des (I)invalides.

# Posté le lundi 23 avril 2007 16:00

Modifié le mardi 05 février 2008 14:02

Subversion contemporaine / Violence pseudo-anarchiste / Cette nuit, ça ne va pas.

Subversion contemporaine / Violence pseudo-anarchiste / Cette nuit, ça ne va pas.
J'écoute Can it be all so simple du Wu Tang Clan pour faire court. Tout cela dans l'unique but de me créer une dimension parallèle, en espérant stationner le plus longtemps possible du coté des lapsus. J'ai toujours rêvé de caler ce mot dans un texte, comme dans les émissions de France5 et leurs "mmmh oui tout à fait, je pense que c'est un lapsus révélateurs pour toute la jeunesse des quartiers populaires". Bref. Tout est en place, un tee-shirt col en V ferra l'affaire, en avril ne te découvre pas d'un fil et le soir quand t'as envie de crever fais ce qu'il te plait. Ma fenêtre grande ouverte sur le mond... vers la tôle des voisins et me voilà parti pour une séance de méditations non-lucrative. Ma fenêtre, je l'aime bien, elle est usée, affaissée et sa peinture est écaillée, elle supporte des coudes aux os poreux depuis pas mal d'années dû aux litres de larmes cendreuses retenues à l'intérieur de mon anatomie. Alors forcément j'exalte devant mes années de peine. Tu m'as bien lu mon vieux ? J'EXALTE. Va chercher des synonymes toi même. Je me plains, je chiale mais me noie avec consentement dans mes larmes. Si tu veux une explication, elle sera brève et concise : l'acuité me permet de baiser pas mal de gens. Mais y'a que moi qui suit au courant. Car oui c'est bien connu, nous n'allons pas reposer sur le tapis rose des philosophes de supermarché le problème de la lucidité et des désastres intérieurs qui en découlent. J'aime la nuit, malgré ses supplices et l'avenir qu'elle projète. J'ai l'impression que la nuit colle avec la tristesse. Le jour n'existe que pour préparer ses nuits, ses évasions... Pourquoi tu ne m'arretes pas quand je sors des conneries pareilles ? Aucun code d'accès vers le bonheur, je ne fais pas semblant d'être dérouté et mal dans ma peau. C'est métaphysique. Ils pensent qu'à court terme c'est l'age bête, je pense qu'à long terme c'est dramatique. Ma vie est un jeu de cart... pardon, je ne vais pas me lancer dans des répliques aussi clichés. Par contre, je peux te dire que j'aime le mot "décadence", il m'inspire. Quoi que je n'en sais rien, je suis en train d'écrire au firmament des étoiles que l'on ne voient plus depuis bien longtemps. Alors à tous les aRtistes bétonnant leurs paroles avec du vocabulaire cosmique, allez vous faire foutre. Escrocs. (Veuillez vous reporter au titre, merci). J'ai laissé l'optimisme et les gants de boxe dans le placard et pour le code pin du cadenas c'est loupé, on a droit qu'à trois essais et la musique d'attente de chez Sfr me claustre les oreilles. Jamais très concluant. Cynisme, incohérence, excédent, branle-bas (de combat).


Mon cadavre a son poison, il s'appelle burn-out.

# Posté le vendredi 13 avril 2007 17:46

Modifié le mardi 05 février 2008 14:04