"Mon gosier de métal parle toutes les langues" / Passer sa soirée dans un bar à lire des poèmes oubliés, sans musique et se dire que .. ne rien se dire.

"Mon gosier de métal parle toutes les langues" / Passer sa soirée dans un bar à lire des poèmes oubliés, sans musique et se dire que .. ne rien se dire.
Le temps d'un instant. Ses messages ne me font plus rien, ses bras peut-être s'auraient évaporer ma tristesse, mais peu importe, c'est impossible. La musique traverse mes tympans sans y laisser de marque, chaque note esquive les parois, plus aucune sensation. L'imprimante n'a plus d'encre dans ses réservoirs noir & blanc. J'estime et ressens quelques personnes et gerbe en rasant les 99% restantes. Je m'irrite en crescendo à me voir si haineux, éploré et amer, intérieurement. Les cicatrices sont tenaces et le pu coule encore des points de sutures cousus à l'amiable. Altérable à mes heures perdues, soit 25/24h. Un jour de plus, la boucle s'étoffent et la ceinture s'effiloche. J'aimerai ne jamais avoir été lucide, ou du moins périodiquement, histoire de ne pas mourir complètement con. La lucidité est le bus des pompes funèbres. Je ne voulais pas écrire d'article, juste lâcher les mots sur cette adresse http certainement plaisante pour vous, écrire ce que je ressens au moment où je le ressens, sans différé, sans fioriture. C'est sans doute raté.
Comme d'hab'.

# Posté le jeudi 01 mars 2007 14:55

Modifié le lundi 18 février 2008 05:43

J'étais sur la route... et puis plus rien / Une lumière dans le jour, une ombre dans la nuit.

J'étais sur la route... et puis plus rien / Une lumière dans le jour, une ombre dans la nuit.
Je me surprends à écrire dans ma tête dans les transports, dans la rue en marchant au coté des marteaux piqueurs fumants. J'ai soudain envie de déposer sur papier un rail de phrases chocs, une phrase qu'à sorti un contestataire logeant dans mes tympans parce que "merde, il est trop fort !", tout ce qui peut manoeuvrer dans mes méninges mais la flemme débarque et stoppe tout. Je suis alors dépité, je viens peut-être de rater la trame de mon futur best seller. Et ce n'est pas la peine de racler, je n'ai pas assez de mémoire pour rapiécer mes mots en rentrant chez moi. Alors je me rassure en me disant que "penser" sans retranscrire est une forme de modestie, de discrétion et qu'écrire n'est qu'une contemplation de soi-même, une exigence narcissique ne servant qu'à se la péter. La philosophie de supermarché réapparaît, à croire que j'ai le crane tatoué ED. "Parle tu verra ça ira mieux". Je n'ai jamais appris à parler, ai toujours trouvé mes mains beaucoup plus somptueuses que ma "ravageuse mâchoire" dit une amie en circulant. C'est quand je suis "en condition" matérielle pour écrire, comme en ce moment, que je n'ai plus de souffle pour ranimer le feu textuel. Notez tous cette dernière phrase dans vos agendas entres les numéros utiles dont vous ne vous servirai jamais étant bien trop marginaux et le plan du métro parisien, elle est indiscutablement céleste. Avant quand une personne me parlait de pulsion, de nécessité, j'hochais la tête en faisant semblant de comprendre. Aujourd'hui, on ne me parle plus de nécessité mais de passion, alors je compatis. La passion est née de l'imaginaire et donc d'un recul par rapport à la réalité. Alors forcément : je compatis. Je disais que j'avais envie d'écrire, alors je vais écrire bordel. 15% de 2007 s'est écoulé sans que vous y portiez la moindre attention. Et connaissez vous le pire ? C'est que l'on a fumé 23% de notre vie, en considérant que vous ayez environ 18ans. Les mathématiques cimentent mon coeur et les cendres baisent avec la clope froide. Vous fumez ? Ne répondez pas. J'ai assez soufflé sur la flamme factice, je vais donc vous abandonnez dans votre quotidien flétri. C'est un peu comme les fausses cheminées exposées au Téléshopping, à 8h30 le dimanche matin, sur TF1. Vous trouvez ça ignoble mais votre grand-mère en veut une, alors vous composez le numéro. 0,56¤ l'appel mais elle dégueule un sourire. Vous décidez alors de véhiculer votre anatomie jusqu'aux toilettes, par respect, pour dégueuler votre routine.

Venez donc auditionner mes maxillaires au coté des marteaux piqueurs fumants si vous voulez quelque chose qui tiennent la route.

# Posté le mardi 27 février 2007 13:18

Modifié le mardi 05 février 2008 14:16

Ce ne sera plus jamais comme avant / Savions nous la chance que nous avions à cette époque ? Je parle d'une récitation irrépréhensible et non des grognements instinctifs étalés dans les bacs de Virgin & co / Sincèrement ça me frustre.

Ce ne sera plus jamais comme avant / Savions nous la chance que nous avions à cette époque ? Je parle d'une récitation irrépréhensible et non des grognements instinctifs étalés dans les bacs de Virgin & co / Sincèrement ça me frustre.
Les murs, la nuit, les nuits pas sûres, les contrôles et les bavures, les caisses volées, volée de pruneaux, dis au revoir au futur, ta tune la montre pas ou on va te la prendre sous la torture, tes émotions non plus, ça peut devenir une ouverture. L'estomac creux c'est sûr ça craint mais ça excuse pas tous les trucs inhumains qu'on dit qu'on fait mais que la misère commet. Whisky en gros, gras de popo et doux réveil au bélier, les fringues, les marques, le fric, les armes, c'est le marbre ou le procès. Pigmentation, autres cultures, certains y voient un danger, différentes religions mais c'est pas ça qui empêche d'aimer. Oublie rêves et passions, y'a pas de place dans l'horizon, y'a jamais eu de bonheur ailleurs que dans le cash et le vison. C'est 2007, balance ton shit la mode est à la ligne, garde tes valeurs pour le jour où les anges te feront signe, cherche pas ta place au soleil, ici bas y a trop de nuage, loto, bingo, keno, tiercé, ça fait rêver mais hélas...


Skurik'n - Une autre brique 2007.

# Posté le jeudi 15 février 2007 06:19

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 06:28

? / Tout ça pour oublier de vivre.

? / Tout ça pour oublier de vivre.
Je pense, je pense sincèrement que si nous écrivons sur tous ces supports commerciaux, c'est pour ne pas vivre. J'ai peur de l'extérieur, je me renferme sur moi même et ai fondu la clef dans la fournaise des gens pithiatiques et soit disant heureux de vivre. Il parle de bonheur sans en connaître le sens. Mais qui suis-je pour dire ça ? Je ne l'ai jamais connu ou qu'en esquisse. Ou peut-être le vis-je en permanence sans le savoir. Peut-être que le bonheur c'est la conscience. Mais suis-je conscient ? Est-ce que la tristesse est réellement le fruit de la conscience ? Merde, je déteste me poser des questions, ça me donne la gerbe, ça me fait penser à de la psycho AB production. Donne moi quelque chose pour l'encastrer dans cette vitrine, ça me défoulera (dé-foule : j'en déduis que lorsque nous nous défoulons, nous nous retirons de la foule, de la masse, des autres, alors je ne vis pas, je me défoule et le jour de ma mort je me ... je me ... foulerai ?) Pourquoi faut-il que je complique tout, constamment. Et si je me défoule c'est pour imaginer le bonheur. Imaginer. Ce verbe a vraiment été conçu pour détériorer les hommes. Et quand j'entre à l'extérieur, c'est toujours le même rituel. La peur, l'effroi, l'envie de faire demi-tour mais à la fois de partir loin en ligne droite à 180km/h. Je scrute, observe et reviens avec toujours le même constat. Parlons de constat, il y a eu accident. Le constat n'a malheureusement pas été rédigé à l'amiable. Le point de choc initial est irréparable, les dégâts apparents inexistants, du moins je pense, tout se passe à l'intérieur. Les visites sont prohibées ou très condensés, peu de gens ont eut la force de capter les gerçures. Véhicule A contre Véhicule B bien trop futile et pressé d'aller à ses rendez vous, d'aller danser et beugler maladroitement sur une piste inondée d'alcool et de pisse réchauffée. Moi j'ai tout mon temps, je me défoule, lui non, il vit.

Quelle chute de merde.

# Posté le dimanche 11 février 2007 11:20

Modifié le lundi 18 février 2008 05:44

Que deviennent toutes les larmes qu'on ne verse pas ? / Parce que sous ce tee shirt griffé Radikal il y a un coeur / J-1.

Que deviennent toutes les larmes qu'on ne verse pas ? / Parce que sous ce tee shirt griffé Radikal il y a un coeur / J-1.
- Salut ! Comment ça va ?
- Pas terrible et toi ?
- De même.
- Bon hé bien à bientôt.
- Salut.

# Posté le jeudi 08 février 2007 17:19

Modifié le lundi 18 février 2008 05:45