Le temps d'un instant. Ses messages ne me font plus rien, ses bras peut-être s'auraient évaporer ma tristesse, mais peu importe, c'est impossible. La musique traverse mes tympans sans y laisser de marque, chaque note esquive les parois, plus aucune sensation. L'imprimante n'a plus d'encre dans ses réservoirs noir & blanc. J'estime et ressens quelques personnes et gerbe en rasant les 99% restantes. Je m'irrite en crescendo à me voir si haineux, éploré et amer, intérieurement. Les cicatrices sont tenaces et le pu coule encore des points de sutures cousus à l'amiable. Altérable à mes heures perdues, soit 25/24h. Un jour de plus, la boucle s'étoffent et la ceinture s'effiloche. J'aimerai ne jamais avoir été lucide, ou du moins périodiquement, histoire de ne pas mourir complètement con. La lucidité est le bus des pompes funèbres. Je ne voulais pas écrire d'article, juste lâcher les mots sur cette adresse http certainement plaisante pour vous, écrire ce que je ressens au moment où je le ressens, sans différé, sans fioriture. C'est sans doute raté.
Comme d'hab'.
Comme d'hab'.
